Voyages et voyageurs à Byzance et en Occident du VIe au XIe siècle. Actes du colloque international organisé par la Section d’Histoire de l’Université Libre de Bruxelles en collaboration avec le Département des Sciences Historiques de l’Université de Liège (5-7 mai 1994), éd. Alain DIERKENS et Jean-Marie SANSTERRE, coll. Jean-Louis KUPPER, Genève, Droz, 2000 ; 1 vol. in-8°, 421 p. (Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège, 278). ISBN : 2-87019-278-9.

Dans leur quête du prince idéal que le duc d’Urbino, Federico di Montefeltro, incarna sans doute plus que tout autre, les penseurs italiens du XVe siècle forgèrent l’image d’un prince à la fois homme de guerre et homme de lettres, celles-ci, s’épanouissant dans la paix, devant l’emporter sur...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: De Craecker-Dussart, Christiane
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2003
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Dans leur quête du prince idéal que le duc d’Urbino, Federico di Montefeltro, incarna sans doute plus que tout autre, les penseurs italiens du XVe siècle forgèrent l’image d’un prince à la fois homme de guerre et homme de lettres, celles-ci, s’épanouissant dans la paix, devant l’emporter sur celle-là. Mais au-delà de cet idéal, l’instabilité que connut l’Italie dans ce siècle exigeait de la part de ces princes un surcroît de légitimité qui selon les situations politiques s’appuyait soit sur la vertu, soit sur le lignage. Fait nouveau, les souverains firent désormais appel aux œuvres d’art pour asseoir et illustrer tant cette légitimité que leur rêve d’idéal, comme pour construire leur mythe. Les peintures et plus encore l’architecture y contribuèrent largement. Ce mécénat, éminemment politique sinon de propagande, apparaît comme le signe tangible d’une évolution politique qui, tout en accordant à l’art une place prééminente, l’assujettit de plus en plus au pouvoir.