Edward GRANT, God and Reason in the Middle Ages, Cambridge, Cambridge U.P., 2001 ; 1 vol., IX-397 p. ISBN : 0-521-00337-7. Prix : € 26,30.

Dans leur quête du prince idéal que le duc d’Urbino, Federico di Montefeltro, incarna sans doute plus que tout autre, les penseurs italiens du XVe siècle forgèrent l’image d’un prince à la fois homme de guerre et homme de lettres, celles-ci, s’épanouissant dans la paix, devant l’emporter sur...

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Auteur principal: Beyer de Ryke, Benoît
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans leur quête du prince idéal que le duc d’Urbino, Federico di Montefeltro, incarna sans doute plus que tout autre, les penseurs italiens du XVe siècle forgèrent l’image d’un prince à la fois homme de guerre et homme de lettres, celles-ci, s’épanouissant dans la paix, devant l’emporter sur celle-là. Mais au-delà de cet idéal, l’instabilité que connut l’Italie dans ce siècle exigeait de la part de ces princes un surcroît de légitimité qui selon les situations politiques s’appuyait soit sur la vertu, soit sur le lignage. Fait nouveau, les souverains firent désormais appel aux œuvres d’art pour asseoir et illustrer tant cette légitimité que leur rêve d’idéal, comme pour construire leur mythe. Les peintures et plus encore l’architecture y contribuèrent largement. Ce mécénat, éminemment politique sinon de propagande, apparaît comme le signe tangible d’une évolution politique qui, tout en accordant à l’art une place prééminente, l’assujettit de plus en plus au pouvoir.