« Pour sa gloire et sa postérité ». Remarques sur la souveraineté princière dans l'Italie du XVe siècle
Dans leur quête du prince idéal que le duc d’Urbino, Federico di Montefeltro, incarna sans doute plus que tout autre, les penseurs italiens du XVe siècle forgèrent l’image d’un prince à la fois homme de guerre et homme de lettres, celles-ci, s’épanouissant dans la paix, devant l’emporter sur...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2003
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| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans leur quête du prince idéal que le duc d’Urbino, Federico di
Montefeltro, incarna sans doute plus que tout autre, les penseurs italiens du
XVe siècle forgèrent l’image d’un prince à la fois homme de guerre et homme de
lettres, celles-ci, s’épanouissant dans la paix, devant l’emporter sur
celle-là. Mais au-delà de cet idéal, l’instabilité que connut l’Italie dans ce
siècle exigeait de la part de ces princes un surcroît de légitimité qui selon
les situations politiques s’appuyait soit sur la vertu, soit sur le lignage.
Fait nouveau, les souverains firent désormais appel aux œuvres d’art pour
asseoir et illustrer tant cette légitimité que leur rêve d’idéal, comme pour
construire leur mythe. Les peintures et plus encore l’architecture y
contribuèrent largement. Ce mécénat, éminemment politique sinon de propagande,
apparaît comme le signe tangible d’une évolution politique qui, tout en
accordant à l’art une place prééminente, l’assujettit de plus en plus au
pouvoir. |
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