Enjeux d'un travail de réécriture : les incipits du Pèlerinage de Vie humaine de Guillaume de Digulleville et leurs remaniements ultérieurs
Guillaume de Digulleville (1355), le clerc d’Angers (mise en prose en 1465) puis le moine de Clairvaux (remaniement en vers, vers 1500) réécrivent tour à tour le Pèlerinage de Vie humaine. Les incipits permettent d’analyser notamment le mode de transmission et de représentation du texte. Si...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2003
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Guillaume de Digulleville (1355), le clerc d’Angers (mise en
prose en 1465) puis le moine de Clairvaux (remaniement en vers, vers 1500)
réécrivent tour à tour le Pèlerinage de Vie humaine. Les incipits permettent
d’analyser notamment le mode de transmission et de représentation du texte. Si
l’auto-réécriture apparaît comme reniement et rachat, les réécritures
ultérieures tentent de réactualiser le texte ou inversement de le rétablir dans
son état d’origine. L’élimination du dispositif oral chez Guillaume témoigne du
passage à une réception individuelle et silencieuse qui favorise une lecture
fragmentée. Sa réécriture repose sur un réemploi partiel de la première
version, tandis que le passage du vers à la prose consacre un travail
syntaxique et lexical. La position du moine de Clairvaux est intéressante en ce
qu’elle défend le texte en vers contre la prose « dépravée » et la seconde
version contre la première. |
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