Sur la préface d’Edward Said à la traduction anglaise de La Renaissance orientale (1984) de Raymond Schwab : de « l’humanisme intégral » à « l’humanisme démocratique »
Le présent article examine la réception de Schwab dans le domaine anglophone, d’après la préface qu’Edward Said publie pour la traduction anglaise de La Renaissance orientale en 1984. La lecture enthousiaste que fait Said, auteur d’une critique virulente de l’orientalisme, de Schwab, apologiste de...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le présent article examine la réception de Schwab dans le domaine anglophone,
d’après la préface qu’Edward Said publie pour la traduction anglaise de La
Renaissance orientale en 1984. La lecture enthousiaste que fait Said, auteur d’une
critique virulente de l’orientalisme, de Schwab, apologiste de la renaissance
orientaliste, paraît paradoxale. Je défends l’hypothèse que le rapprochement entre
Said et Schwab se joue moins au niveau de l’orientalisme qu’autour de l’enjeu de
l’humanisme, « intégral » chez Schwab et « démocratique » chez Said. Si l’on tient
compte du panorama académique qui est celui de Said dans les années 1970-1980,
et de l’engagement de l’intellectuel pour la critique philologique, de la pensée de
l’affiliation, et de la question de l’humanisme démocratique, le rapprochement
paraît beaucoup moins incongru. Mon article propose une étude du lien qui unit
Said à Schwab précisément au-delà de l’orientalisme. |
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