Kertész et Tabucchi ou l’illisibilité pour seul héritage
L’illisibilité des récits de mémoire des événements qui ont bouleversé la première moitié du siècle, est devenue au même titre que l’indicible un topos du genre du témoignage. Limite posée au discours des témoins véritables, signal de l’impartageabilité d’une expérience hors normes, l’illisibilité...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’illisibilité des récits de mémoire des événements qui ont bouleversé la
première moitié du siècle, est devenue au même titre que l’indicible un topos du
genre du témoignage. Limite posée au discours des témoins véritables, signal
de l’impartageabilité d’une expérience hors normes, l’illisibilité sort peu à peu
de ce seul statut de limite constitutive du récit, pour devenir l’objet même des
témoignages contemporains. Au travers de ce discours sur les limites imposées
au genre du témoignage, les nouveaux témoins, ceux qui écrivent à distance des
événements, sans avoir forcément participé eux-mêmes aux événements qu’ils
relatent, interrogent l’héritage qui nous a été laissé et surtout notre capacité à
devenir héritiers de cette part de l’histoire. L’illisibilité nous confronte à notre
statut de témoin du témoin.
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