La confrontation des romans magico-réalistes caribéens avec le réalisme des canons littéraires occidentaux : vers l’élaboration d’un autre réalisme ?
Dans les pays anciennement colonisés de la Caraïbe, c’est régulièrement dans la littérature que s’exprime la recherche de l’autonomie, et la définition d’une identité qui lui est indissociable : les littératures caribéennes s’opposent donc souvent aux canons occidentaux. D’un bout à l’autre de la...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans les pays anciennement colonisés de la Caraïbe, c’est régulièrement dans
la littérature que s’exprime la recherche de l’autonomie, et la définition d’une
identité qui lui est indissociable : les littératures caribéennes s’opposent donc
souvent aux canons occidentaux. D’un bout à l’autre de la seconde moitié du XXe siècle, Alejo Carpentier dans El reino de este mundo et Maryse Condé dans Moi,
Tituba sorcière… s’opposent au réalisme essentiel, à ces canons, en instaurant
dans leurs récits une esthétique magico-réaliste. La confrontation de ces deux
récits nous montrera qu’elle est d’une part une forme de résistance littéraire,
car elle donne lieu à une représentation réaliste particulière, indissociable de
l’aire géographique que les auteurs se donnent pour objet, et qu’elle permet
donc d’autre part une représentation plus authentique du réel passé du continent
américain. On pourra dès lors se demander si cette esthétique ne contribue pas à
la structuration d’un champ littéraire caribéen autonome au cours du XXe siècle.
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