Suzanne Césaire et la Tropiques-poétique du morne : de Tropiques aux patrimoines immatériels des nœuds de mémoire
Cet article développe l’hypothèse qu’une géographie caribéenne mémorielle, le morne, sur laquelle est cousue la violence fondatrice de l’esclavage, a marqué sensiblement les grilles conceptuelles élaborées au sein de la revue Tropiques (1941-1945) par Suzanne Césaire , et continue aujourd’hui de...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article développe l’hypothèse qu’une géographie caribéenne mémorielle,
le morne, sur laquelle est cousue la violence fondatrice de l’esclavage, a marqué
sensiblement les grilles conceptuelles élaborées au sein de la revue Tropiques
(1941-1945) par Suzanne Césaire , et continue aujourd’hui de déterminer l’évolution
et la particularité des théories culturelles et des littératures qui problématisent les
manières d’existence et de résistance des sociétés des pays du Sud. Ces théories
culturelles, qui s’inscrivent dans le champ de l’écologie postcoloniale, ont tissé
une mentalité qui s’est étendue à une globalité immatérielle patrimoniale. Ainsi,
en observant l’écopoétique du morne chez Suzanne Césaire, et la façon dont elle
se dissémine dans le profil multidirectionnel de la patrimonialisation de deux
mornes par l’UNESCO (Le Morne à Maurice, et les Blue and John Crow Mountains
en Jamaïque), cette étude continue de dynamiser, d’une part, la dimension interdisciplinaire des études postcoloniales, et montre, d’autre part, pourquoi il est
important aujourd’hui de relire Tropiques, cette revue d’avant-garde et de libération,
et à travers elle, la théoricienne de la revue, Suzanne Césaire.
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