Tropiques (1941-1945) : dissidences en résonances
« Nous avions voulu faire une revue culturelle parce qu’on ne pouvait rien faire d’autre. Nous voulions que cette revue soit un instrument qui permette à la Martinique de se recentrer ». Césaire et les contributeurs de la revue traceront de la sorte autant une incitation à la résistance au fascism...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | « Nous avions voulu faire une revue culturelle parce qu’on ne pouvait rien
faire d’autre. Nous voulions que cette revue soit un instrument qui permette à la
Martinique de se recentrer ». Césaire et les contributeurs de la revue traceront
de la sorte autant une incitation à la résistance au fascisme, à l’Occupation ou à
l’ordre néocolonial, que des orientations esthétiques nouvelles situées au cœur
d’une quête profonde de l’antillanité et des identités caribéennes.
Aussi, les « dissidences » par rapport à l’ordre, à la culture et aux esthétiques
établies se muent-elles en cette poétique de la « rencontre » revendiquée plus
tard par Césaire : avec les intellectuels latino-américains ou les Noirs américains
en accord avec la dynamique intellectuelle d’une revue polyphonique ayant à cœur
d’inscrire les dissidences politiques, esthétiques ou formelles « en résonance »,
ce qui de l’aveu même de Césaire, rend l’intellectuel antillais « solidaire » des
siens et « de la terre entière ».
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