Le mythe cervantin dans le théâtre du Second Empire : Don Quichotte, de Victorien Sardou (1864)
Le but de cet article est d’analyser l’adaptation théâtrale du classique cervantin transposé sur les planches du Gymnase de Paris par Victorien Sardou, sous le titre Don Quichotte. Pièce en trois actes et huit tableaux, le 25 juin 1864. En premier lieu, nous étudierons la reformulation dramatique...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2017
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le but de cet article est d’analyser l’adaptation théâtrale du classique cervantin
transposé sur les planches du Gymnase de Paris par Victorien Sardou, sous le
titre Don Quichotte. Pièce en trois actes et huit tableaux, le 25 juin 1864. En premier
lieu, nous étudierons la reformulation dramatique du roman espagnol à la lumière
de l’ossature scénique du vaudeville et, plus concrètement, des mécanismes de
la pièce bien faite, développée par le maître du genre et précurseur de Sardou,
Eugène Scribe. Deuxièmement, nous analyserons la pièce en tant que reflet de la
perception de l’Espagne portée par la bourgeoisie parisienne du Second Empire,
en mettant l’accent sur les stéréotypes culturels qui y sont présents. Déterminée
par l’esthétique du Boulevard et vouée à un public essentiellement bourgeois, la
pièce de Sardou, concluons-nous, est moins une adaptation transgenre du roman
de Cervantès que le résultat des constrictions imposées par le genre du vaudeville
et la topographie théâtrale qui l’encadrent, devenant ainsi une image des produits
culturels modelés par la société du Second Empire.
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