Stéphane MICHAUD (éd.), Max Milner. Les leçons de l’ombre, Presses de la Sorbonne Nouvelle, « Page ouverte », 2011, 120 pages
La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen d...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2014
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La méditation d’Yves Bonnefoy dans Le Sommeil de personne (2004) a pour origine la lecture de l’épitaphe de Rilke : il y décèle une abolition de la personne et de sa finitude dans un absolu, celui de la beauté. Yves Bonnefoy se démarque de ce qu’il nomme « un déni du savoir de la mort ». L’examen de la réflexion métalinguistique des deux poètes sur la notion de « symbole » nous amène à confronter, dans la poésie de Rilke, la recherche d’une complétude sur fond d’anéantissement, à la quête poétique du « réel », en tant que concrétude de la chose finie, chez Yves Bonnefoy. Deux poétiques de la voix font écho à ces deux vocations du poème. Différentes figures leur donnent corps : Orphée chez Rilke, Coré, puis la « voix lointaine » de la mère dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. La voix en mouvement régit une poétique de l’écriture dansée : elle est à l’origine, aussi bien des Sonnets à Orphée, que des Planches courbes hantées par des ombres dansantes. La comparaison de ces paradigmes, à partir de la lecture de Rilke par Bonnefoy, donne à entendre une inquiétude métaphysique qui se convertit en recherche esthétique et en exigence éthique. |
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