Bernard MOURALIS, L’Illusion de l’altérité. Études de littérature africaine, Paris, Champion, « Bibliothèque de Littérature générale et comparée », 2007, 767 pages
Le roman de l’écrivaine canadienne Margaret Atwood Oryx & Crake (2003) poursuit la réflexion sur le « posthumain » entreprise il y a presque un siècle par Karel Capek dans R.U.R. Les Crakers, espèce posthumaine artificielle, vivent dans un bonheur prélapsaire après la quasi-extinction de l...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2010
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le roman de l’écrivaine canadienne Margaret Atwood Oryx & Crake (2003) poursuit la réflexion sur le « posthumain » entreprise il y a presque un siècle par Karel Capek dans R.U.R. Les Crakers, espèce posthumaine artificielle, vivent dans un bonheur prélapsaire après la quasi-extinction de l’humanité, dans l’ignorance de la paternité et des fléaux que, selon leur concepteur, elle engendre. En cela, leur créateur a accompli une tendance de fond du XXe siècle : le harcèlement de la fonction paternelle, bien décrit par la psychanalyse. Mais l’ironie du roman est de montrer comment ces créatures échappent à son emprise : en inventant mythes et rituels qui replaceront au principe de leur vie un Autre, repère symbolique dont l’autorité leur permet de s’émanciper d’une condition pensée comme immuable par leur inventeur. Par quoi Oryx & Crake oppose les humanités, dont la fonction est la connaissance et l’émancipation, aux techniques et à leur pouvoir, heureusement faillible, d’assujettissement. |
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