Raison historique, apocalypse et roman familial dans Quatrevingt-treize (Hugo) et Le Siècle des lumières (Carpentier)
Deux romanciers de gauche, prenant pour sujet la Révolution française à l’heure où se fait entendre l’écho d’autres révolutions (Commune, révolution cubaine), présentent une image problématique du sens de l’Histoire. Le paradigme progressiste est en crise : en dépit de son dessein apologétique, Hugo...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Deux romanciers de gauche, prenant pour sujet la Révolution française à l’heure où se fait entendre l’écho d’autres révolutions (Commune, révolution cubaine), présentent une image problématique du sens de l’Histoire. Le paradigme progressiste est en crise : en dépit de son dessein apologétique, Hugo fait surtout saillir les contradictions du processus historique (la violence n’est justifiée que rétroactivement) ; Carpentier soumet à la critique aussi bien l’idéologie révolutionnaire que ses reniements. Les romans expérimentent deux autres modèles d’intelligibilité historique : celui de la catastrophe — faisant de la rupture révolutionnaire un processus historique pour ainsi dire sans sujet —, expression d’un bouleversement aussi inévitable qu’angoissant ; le modèle généalogique enfin, par lequel Hugo répare imaginairement les fractures de l’histoire en reliant passé et présent, Ancien et Nouveau Régime, tandis que Carpentier met en évidence l’irréductible pluralité des cultures et les apories du rêve « fraternitaire ». |
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