Cioran et le rire.

Porteur des valeurs morales chrétiennes, l’étranger permet à Endô Shûsaku d’interroger la psyché japonaise. Il dresse deux portraits distincts des Occidentaux dans ses fictions romanesques. Le missionnaire infaillible s’oppose au Japonais défaillant. Mais à cause de sa force excessive, le premier ne...

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Bibliographic Details
Main Author: Frosin, Constantin
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2009
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Porteur des valeurs morales chrétiennes, l’étranger permet à Endô Shûsaku d’interroger la psyché japonaise. Il dresse deux portraits distincts des Occidentaux dans ses fictions romanesques. Le missionnaire infaillible s’oppose au Japonais défaillant. Mais à cause de sa force excessive, le premier ne sert au second que de contre-modèle. En revanche, l’étranger laïque tient lieu de parangon, et contribue à l’apparition d’une conscience morale du Japonais. Cet étranger frappe le fondement du bon sens nippon qui accorde une importance démesurée au jugement social. Par ailleurs, quand le missionnaire perd sa vigueur, s’opère une japonisation du Christ, « messie misérable » selon Endô.