Juan López y John Ward

Alors que l’œuvre de Borges apparaît souvent comme une volonté expresse de compliquer le monde, l’auteur lui-même a expliqué que le but de son écriture était tout au contraire de « rationaliser Babel ». Retrouvant l’origine même du terme « fantastique », son art s’apparente au développement sans...

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1. Verfasser: Vanbiesem De Burbridge, Martha
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2006
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RLC_320_0497
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spelling cairn-RLC_320_0497RLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2006-4-page-497?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.320.0497 Juan López y John Ward Vanbiesem De Burbridge, Martha2006 fre Revue de littérature comparée | 320 | 4 | 2006-12-01 | p. 497-503 | 0035-1466 RLC_32053 Alors que l’œuvre de Borges apparaît souvent comme une volonté expresse de compliquer le monde, l’auteur lui-même a expliqué que le but de son écriture était tout au contraire de « rationaliser Babel ». Retrouvant l’origine même du terme « fantastique », son art s’apparente au développement sans limites d’une Imagination démiurgique, qu’il conçoit sur le modèle de l’entendement divin. Nombre de ses nouvelles présentent dès lors une réalité imaginée idéale qui finit par se substituer à « notre » réalité, si insatisfaisante. Comme les bibliothèques ou leur résumé : le Livre parfait, le labyrinthe même s’y révèle un cosmos caché, obéissant à des règles précises. Cependant, Borges y maintient sciemment des signes de désordre afin que ces constructions presque parfaites reflètent quand même notre réel absurde. À défaut de ces marques réalistes, toute présentation d’un ordre sur le modèle divin ne serait autre en effet qu’une magnifique imposture.Cairn free access
language Français
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description Alors que l’œuvre de Borges apparaît souvent comme une volonté expresse de compliquer le monde, l’auteur lui-même a expliqué que le but de son écriture était tout au contraire de « rationaliser Babel ». Retrouvant l’origine même du terme « fantastique », son art s’apparente au développement sans limites d’une Imagination démiurgique, qu’il conçoit sur le modèle de l’entendement divin. Nombre de ses nouvelles présentent dès lors une réalité imaginée idéale qui finit par se substituer à « notre » réalité, si insatisfaisante. Comme les bibliothèques ou leur résumé : le Livre parfait, le labyrinthe même s’y révèle un cosmos caché, obéissant à des règles précises. Cependant, Borges y maintient sciemment des signes de désordre afin que ces constructions presque parfaites reflètent quand même notre réel absurde. À défaut de ces marques réalistes, toute présentation d’un ordre sur le modèle divin ne serait autre en effet qu’une magnifique imposture.
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