Juan López y John Ward
Alors que l’œuvre de Borges apparaît souvent comme une volonté expresse de compliquer le monde, l’auteur lui-même a expliqué que le but de son écriture était tout au contraire de « rationaliser Babel ». Retrouvant l’origine même du terme « fantastique », son art s’apparente au développement sans...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Alors que l’œuvre de Borges apparaît souvent comme une volonté expresse
de compliquer le monde, l’auteur lui-même a expliqué que le but de son écriture
était tout au contraire de « rationaliser Babel ». Retrouvant l’origine même du
terme « fantastique », son art s’apparente au développement sans limites d’une
Imagination démiurgique, qu’il conçoit sur le modèle de l’entendement divin.
Nombre de ses nouvelles présentent dès lors une réalité imaginée idéale qui finit
par se substituer à « notre » réalité, si insatisfaisante. Comme les bibliothèques
ou leur résumé : le Livre parfait, le labyrinthe même s’y révèle un cosmos caché,
obéissant à des règles précises. Cependant, Borges y maintient sciemment des
signes de désordre afin que ces constructions presque parfaites reflètent quand
même notre réel absurde. À défaut de ces marques réalistes, toute présentation
d’un ordre sur le modèle divin ne serait autre en effet qu’une magnifique imposture. |
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