Maria MOOG-GRÜNEWALD (éd.), Autobiographisches Schreiben und philosophische Selbstsorge. Heidelberg, Universitätsverlag Winter, 2004, XV + 269 pages
Thomas Mann se plonge dans le Don Quichotte de Cervantès en 1933-1934, après avoir quitté l’Allemagne nazie pour s’installer à Zurich avec sa famille. C’est l’époque où, travaillant au troisième tome de sa tétralogie romanesque Joseph et ses frères, il s’efforce de se documenter sur le fonctionne...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2006
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Thomas Mann se plonge dans le Don Quichotte de Cervantès en 1933-1934,
après avoir quitté l’Allemagne nazie pour s’installer à Zurich avec sa famille. C’est
l’époque où, travaillant au troisième tome de sa tétralogie romanesque Joseph
et ses frères, il s’efforce de se documenter sur le fonctionnement social des
mythes en Occident. Il a pris conscience, en effet, du danger que la propagande
politique du Troisième Reich, en s’appuyant sur un germanisme mythique, fait
courir aux valeurs humanistes. Sur ces entrefaites, il est invité à New York et
s’y rend par bateau en mai-juin 1934. À son retour, entremêlant les expériences
de sa traversée maritime et ses précédentes notes de lecture dans son Journal,
il élabore un récit de voyage auquel il donne une portée symbolique et qu’il
publie en novembre 1934. Par le biais de cet artifice littéraire, il suggère que les
contradictions entre l’Idéal et la Réalité, entre la Nature et la Culture, ne sont
jamais appelées à se résoudre qu’au profit de « l’humain », dans la filiation de la
longue tradition humaniste occidentale à laquelle appartient justement le roman
de Cervantès. |
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