Le monstrueux et le régulier : une antinomie de la poétique baroque européenne (1600-1650)
Dans la théorie classique, telle qu’elle est exposée par Horace, l’exigence d’une unité de composition mène à apprécier négativement le « monstre », compris comme la combinaison incohérente d’éléments empruntés à différents organismes : pas de mélange des genres ni des registres. La poétique « b...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2003
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Dans la théorie classique, telle qu’elle est exposée par Horace, l’exigence
d’une unité de composition mène à apprécier négativement le « monstre »,
compris comme la combinaison incohérente d’éléments empruntés à différents
organismes : pas de mélange des genres ni des registres. La poétique
« baroque » (ou plutôt « moderne »), au contraire, semble préférer le mélange
des formes littéraires, aussi bien dans les œuvres théâtrales que dans les
romans et nouvelles, plus encore dans les opéras. Même un philosophe comme
Montaigne affiche un goût étrange pour le « monstre », où l’on peut voir un
emblème d’une pensée qui appréhende la réalité sur le mode du mouvement et
de la transformation et non plus de la permanence. Telle est la tâche monstrueuse que se donne une certaine littérature hors norme ( XVIe - XVIIIe s.). |
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