Gombrowicz et les signes ou la sémiotique comme méthode littéraire
En 1967, Witold Gombrowicz affirmait dans une revue française : « J’étais structuraliste avant tout le monde » ( La Quinzaine littéraire, 1, V). C’est par la création et la manipulation de signes (métasignes superposés aux mots de la langue) que Gombrowicz crée son propre univers, son cosmos grot...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En 1967, Witold Gombrowicz affirmait dans une revue française : « J’étais
structuraliste avant tout le monde » ( La Quinzaine littéraire, 1, V). C’est par la
création et la manipulation de signes (métasignes superposés aux mots de la
langue) que Gombrowicz crée son propre univers, son cosmos grotesque fait de
« petites cochonneries », car l’essentiel est dans la forme non dans la sub-stance, dans les relations non dans les êtres. Mais contemporain intellectuel de
Wittgenstein, il dépasse le structuralisme saussurien, car pour lui, la signification n’est pas seulement un rapport entre signifiant et signifié mais dépend
avant tout de l’usage des signes et donc aussi des utilisateurs. Cette sémiotique
interactive fait la force des œuvres de Gombrowicz (ce que nous tentons de
montrer sur quelques exemples de ses romans). |
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