Terres étrangères, figures d'étrangers dans l'œuvre de la Comtesse de Ségur
La comtesse de Ségur prend le contre-pied d’une tradition déjà ancienne dans la fiction pour enfants, celle de la pérégrination des jeunes héros. Tous ses romans sont des romans du séjour. Il y a donc quelque paradoxe à voir ceux-ci peuplés d’étrangers et riches d’allusions à des pays étrangers....
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La comtesse de Ségur prend le contre-pied d’une tradition déjà ancienne dans
la fiction pour enfants, celle de la pérégrination des jeunes héros. Tous ses
romans sont des romans du séjour. Il y a donc quelque paradoxe à voir ceux-ci
peuplés d’étrangers et riches d’allusions à des pays étrangers. L’analyse montre
que tous les événements historiques auxquels il est fait référence construisent une
véritable carte de la politique étrangère de Napoléon III. Il y a là comme une
légitimation du régime. Tous les étrangers des romans de Ségur disent leur
bonheur de vivre en France, et leur désir d’y mourir. Mais l’usage que la romancière fait des étrangers apparaît cependant beaucoup plus littéraire que politique
ou éducatif. La romancière radicalise le potentiel comique de la figure de
l’étranger en terre française. Tous ses étrangers sont des extravagants qui interviennent dans le récit pour faire « craquer » la retenue aristocratique et mettre en
scène son goût du burlesque et de l’excès. Ségur enfin semble avoir été la
première romancière à faire un usage esthétique des parlers français qu’elle prête
à ses personnages, forçant les limites de sa langue d’écriture. |
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