Jean BESSIÈRE et Stéphane MICHAUD (dir.), La Main hâtive des révolutions. Esthétique et désenchantement en Europe de Leopardi à Heiner Müller. Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001, coll. « Page ouverte », 197 pages

La réception dans le monde anglophone de l’œuvre de R.K. Narayan, romancier indien de langue anglaise né en 1907, aujourd’hui traduit en français, a mêlé consécration et malentendu. S’attachant à sa dimension fantastique, négligée ou dépréciée par des critiques occidentaux, le présent article tente...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Benert, Britta
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La réception dans le monde anglophone de l’œuvre de R.K. Narayan, romancier indien de langue anglaise né en 1907, aujourd’hui traduit en français, a mêlé consécration et malentendu. S’attachant à sa dimension fantastique, négligée ou dépréciée par des critiques occidentaux, le présent article tente de cerner les ressorts d’une écriture indienne post-coloniale, et les raisons de sa réception tronquée. L’art de conteur de l’auteur de The English Teacher, se positionne en effet par rapport au roman réaliste européen, à l’origine du genre romanesque indien, mais aussi, dans sa réception européenne, par rapport à la littérature anglo-indienne qui avait tendu à faire de l’Inde le territoire de l’indicible. Renouant dans ses romans avec une Inde réelle et quotidienne autant qu’avec le conte, R. K. Narayan propose une nouvelle Inde littéraire, dans un romanesque débarrassé de la dictature de la réalité, qu’il est tentant de rapprocher de la conception indienne de la réalité comme illusion.