Un avatar moderne de D. Sébastien de Portugal

Alcaçar-Quivir, 4 août 1578 : naissance d’un mythe. La disparition de la dépouille du roi Sébastien entretint le peuple portugais, que le jeu des successions allait bientôt rendre espagnol, dans l’espoir du retour de son « roi Arthur »; ainsi prend naissance la légende qui deviendra l’un des myth...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: D’Heur, Jean-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2001
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Alcaçar-Quivir, 4 août 1578 : naissance d’un mythe. La disparition de la dépouille du roi Sébastien entretint le peuple portugais, que le jeu des successions allait bientôt rendre espagnol, dans l’espoir du retour de son « roi Arthur »; ainsi prend naissance la légende qui deviendra l’un des mythes fondateurs de l’identité nationale portugaise. Parmi les nombreuses œuvres qu’a inspirées le thème du moine-soldat, la littérature belge de langue française recèle un ouvrage auquel le mythe tient davantage lieu de prétexte : le Sébastien de l’historienne de l’art, essayiste et romancière Simone Bergmans. À l’origine, un tableau représentant un Salamiel androgyne qui attire et perturbe un Paul Dresse à la bisexualité tourmentée, et qui se mue, sous l’œil exalté de l’historienne, en un portrait de Sébastien. L’identification erronée engendre alors un récit mystérieux, vraisemblablement centré sur la relation obsessionnelle de son propriétaire au tableau, relation que prouvent bien les annexes dont Dresse entoure son propre drame, Sébastien de Portugal (1975).