Images et contre-images de l'extrême-orient au Japon et en Occident

Cet article tente d’analyser comment l’Extrême-Orient est représenté comme un ensemble en Occident et au Japon. Bien que l’aire ainsi désignée ait toujours été perçue comme faisant partie de l’Orient, son extension a évolué de la moitié de l’Asie à la sphère de l’Asie Orientale. Les images oppose...

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Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Siary, Gérard
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2001
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RLC_297_0067
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spelling cairn-RLC_297_0067RLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2001-1-page-67?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.297.0067 Images et contre-images de l'extrême-orient au Japon et en Occident Siary, Gérard2001 fre Revue de littérature comparée | 297 | 1 | 2001-01-01 | p. 67-77 | 0035-1466 RLC_29748 Cet article tente d’analyser comment l’Extrême-Orient est représenté comme un ensemble en Occident et au Japon. Bien que l’aire ainsi désignée ait toujours été perçue comme faisant partie de l’Orient, son extension a évolué de la moitié de l’Asie à la sphère de l’Asie Orientale. Les images opposent un Orient passif à un Occident dynamique. Cela dit, des items communs se retrouvent, tels que la foule, les idéogrammes, etc., ainsi que des scénarios, comme des rencontres sexuelles ou culturelles, ou des essais de géopolitique ou de culture comparée, qui transforment l’Extrême-Orient en terre de profit économique ou spirituel ou en menace révélatrice des conflits internes à l’Europe plus que d’un danger imminent de nature mentale ou matérielle. Inversement, le Japon bâtit une image panasiatique de l’Asie aux antipodes de l’image occidentale de l’Extrême-Orient, dans la mesure où il invente le Désastre blanc contre le Péril jaune et exalte l’art et la culture de l’Asie. Reste que les récits nippons qui se passent en Extrême-Orient reflètent les souffrances somatiques de héros perdus à l’étranger. L’idée d’Extrême-Orient n’est pas dépassée, elle embrasse encore nos rêves de sagesse naturelle et nos craintes d’un monde mécanisé tourné vers la guerre ou le travail.Images and Counter-images of Far East in the West and Japan This article is an attempt at analysing how the Far East is represented as a whole. Although the area thus called was always felt to belong into the Orient, its extension evolved from the half of Asia to the East Asian sphere. The images still oppose a dynamic West to a passive East. However, some common items can be found – such as crowd, ideograms, etc. –, as well as plots – crosscultural and cross-sexual encounters – or essays in geopolitics or comparative culture, that turn Far East into a land of economic or spiritual profit or as a threat revealing Europe’s inner conflicts more than a real danger. Conversely, Japan builds up a panasiatic image of Asia at odds with the Western image of Far East, as it invents the White Disaster against the Yellow Peril and enhances the peace-minded art and culture of Asiatic countries. Yet, Japanese narratives that take place in Far East mostly reflect the somatic sufferings of heroes lost in a foreign country. The idea of Far East isn’t obsolete, it still encompasses our dreams of natural wisdom and fears of a mechanized world entirely devoted to war or work.Cairn free access
language Français
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description Cet article tente d’analyser comment l’Extrême-Orient est représenté comme un ensemble en Occident et au Japon. Bien que l’aire ainsi désignée ait toujours été perçue comme faisant partie de l’Orient, son extension a évolué de la moitié de l’Asie à la sphère de l’Asie Orientale. Les images opposent un Orient passif à un Occident dynamique. Cela dit, des items communs se retrouvent, tels que la foule, les idéogrammes, etc., ainsi que des scénarios, comme des rencontres sexuelles ou culturelles, ou des essais de géopolitique ou de culture comparée, qui transforment l’Extrême-Orient en terre de profit économique ou spirituel ou en menace révélatrice des conflits internes à l’Europe plus que d’un danger imminent de nature mentale ou matérielle. Inversement, le Japon bâtit une image panasiatique de l’Asie aux antipodes de l’image occidentale de l’Extrême-Orient, dans la mesure où il invente le Désastre blanc contre le Péril jaune et exalte l’art et la culture de l’Asie. Reste que les récits nippons qui se passent en Extrême-Orient reflètent les souffrances somatiques de héros perdus à l’étranger. L’idée d’Extrême-Orient n’est pas dépassée, elle embrasse encore nos rêves de sagesse naturelle et nos craintes d’un monde mécanisé tourné vers la guerre ou le travail.
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