L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales
La fin de la Guerre Froide était brièvement marquée d’une part, par un regain de confiance en faveur des institutions internationales et notamment le système des Nations Unies. Ce système est considéré comme un outil principal de la nouvelle gouvernance mondiale. Dès lors, l’idée de droit d’ingére...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2026
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-RJPA_010_0311 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| topic |
Assistance Droit international des droits de l’Homme Droit international public Droits de l’Homme Ingérence démocratique Ingérence humanitaire légalité internationale légitimité internationale Relations internationales Résolutions Assistance Democratic Intervention Human Rights Humanitarian Intervention International Human Rights Law International Legality International Legitimacy International Relations Public International Law Resolutions |
| spellingShingle |
Assistance Droit international des droits de l’Homme Droit international public Droits de l’Homme Ingérence démocratique Ingérence humanitaire légalité internationale légitimité internationale Relations internationales Résolutions Assistance Democratic Intervention Human Rights Humanitarian Intervention International Human Rights Law International Legality International Legitimacy International Relations Public International Law Resolutions Mandiang, Ibrahima L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| topic_facet |
Assistance Droit international des droits de l’Homme Droit international public Droits de l’Homme Ingérence démocratique Ingérence humanitaire légalité internationale légitimité internationale Relations internationales Résolutions Assistance Democratic Intervention Human Rights Humanitarian Intervention International Human Rights Law International Legality International Legitimacy International Relations Public International Law Resolutions |
| description |
La fin de la Guerre Froide était brièvement marquée d’une part, par un regain de confiance en faveur des institutions internationales et notamment le système des Nations Unies. Ce système est considéré comme un outil principal de la nouvelle gouvernance mondiale. Dès lors, l’idée de droit d’ingérence s’est construite en opposition avec les principes fondamentaux de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. Le cadre juridique de la non-ingérence, puisque tel est le principe qui sous-tend le droit international, c’est sans doute, ce cadre-là, qui éventuellement n’épuise pas les débats aujourd’hui sur la légalité de l’ingérence. L’absence d’une définition consensuelle de la notion d’ingérence conduit à une étude interprétative au cas par cas. En effet, les premières notions de droit d’ingérence sont apparues au début du XVIIéme siècle, quand elles furent évoquées par Hugo GROTIUS dans De jure belli ac pacis. Depuis sa création en 1945 et a contrario, la Charte de l’Organisation des Nations Unies pose le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. L’idée du « nouvel ordre mondial », prônée au début des années 1990 impliquait celle d’une reconnaissance de l’ONU, et en particulier, des prescriptions de sa Charte en matière de sécurité et d’emploi de la force. Les désaccords sur la légitimité et sur l’avenir du système international n’en subsistent pas moins entre monde bipolaire et multipolaire, entre action unilatérale et multilatérale, entre égalité intérêts nationaux et destin commun. On se pose légitiment la question de savoir si les valeurs véhiculées par l’Occident sont universelles ? Lesdites valeurs peuvent-elles être imposées à tous ? D’autant plus que le « droit d’ingérence » en lui-même, demeure controversé. |
| author |
Mandiang, Ibrahima |
| author_facet |
Mandiang, Ibrahima |
| author_sort |
Mandiang, Ibrahima |
| title |
L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| title_short |
L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| title_full |
L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| title_fullStr |
L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| title_full_unstemmed |
L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| title_sort |
l’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales |
| publishDate |
2026 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://droit.cairn.info/revue-revue-juridique-et-politique-en-afrique-2026-3-page-311?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rjpa.010.0311 |
| _version_ |
1877284626191351808 |
| spelling |
cairn-RJPA_010_0311RJPARevue juridique et politique en Afrique https://droit.cairn.info/revue-revue-juridique-et-politique-en-afrique-2026-3-page-311?lang=fr https://doi.org/10.3917/rjpa.010.0311 L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales Mandiang, Ibrahima2026 AssistanceDroit international des droits de l’HommeDroit international publicDroits de l’HommeIngérence démocratiqueIngérence humanitairelégalité internationalelégitimité internationaleRelations internationalesRésolutionsAssistanceDemocratic InterventionHuman RightsHumanitarian InterventionInternational Human Rights LawInternational LegalityInternational LegitimacyInternational RelationsPublic International LawResolutionsfre Revue juridique et politique en Afrique | 9 - vol 2 | 3 | 2026-07-10 | p. 311-343 | 1987-1686 RJPA_01025 La fin de la Guerre Froide était brièvement marquée d’une part, par un regain de confiance en faveur des institutions internationales et notamment le système des Nations Unies. Ce système est considéré comme un outil principal de la nouvelle gouvernance mondiale. Dès lors, l’idée de droit d’ingérence s’est construite en opposition avec les principes fondamentaux de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. Le cadre juridique de la non-ingérence, puisque tel est le principe qui sous-tend le droit international, c’est sans doute, ce cadre-là, qui éventuellement n’épuise pas les débats aujourd’hui sur la légalité de l’ingérence. L’absence d’une définition consensuelle de la notion d’ingérence conduit à une étude interprétative au cas par cas. En effet, les premières notions de droit d’ingérence sont apparues au début du XVIIéme siècle, quand elles furent évoquées par Hugo GROTIUS dans De jure belli ac pacis. Depuis sa création en 1945 et a contrario, la Charte de l’Organisation des Nations Unies pose le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. L’idée du « nouvel ordre mondial », prônée au début des années 1990 impliquait celle d’une reconnaissance de l’ONU, et en particulier, des prescriptions de sa Charte en matière de sécurité et d’emploi de la force. Les désaccords sur la légitimité et sur l’avenir du système international n’en subsistent pas moins entre monde bipolaire et multipolaire, entre action unilatérale et multilatérale, entre égalité intérêts nationaux et destin commun. On se pose légitiment la question de savoir si les valeurs véhiculées par l’Occident sont universelles ? Lesdites valeurs peuvent-elles être imposées à tous ? D’autant plus que le « droit d’ingérence » en lui-même, demeure controversé. The end of the Cold War was briefly marked, on the one hand, by a renewed confidence in international institutions, particularly the United Nations system. This system is considered a key tool of the new global governance. Consequently, the idea of the right to interfere has developed in opposition to the fundamental principles of sovereignty and non-interference in the internal affairs of a state. The legal framework of non-interference, since this is the principle underlying international law, is undoubtedly the one that does not fully encompass the current debates on the legality of interference. The lack of a consensual definition of the concept of interference leads to a case-by-case interpretative approach. Indeed, the first notions of the right to interfere appeared at the beginning of the 17th century, when they were discussed by Hugo Grotius in *De jure belli ac*. Peace. Since its creation in 1945, and conversely, the Charter of the United Nations has established the principle of non-interference in the internal affairs of a state. The idea of a “new world order,” advocated in the early 1990s, implied recognition of the UN, and in particular, of the provisions of its Charter regarding security and the use of force. Disagreements about the legitimacy and future of the international system nevertheless persist between a bipolar and multipolar world, between unilateral and multilateral action, and between the equality of national interests and a common destiny. The question legitimately arises as to whether the values promoted by the West are universal. Can these values be imposed on everyone? This is all the more pertinent given that the “right to interfere” itself remains controversial.Cairn free access |