L’ingérence : l’exception d’un principe aux contours ambigües dans les relations internationales
La fin de la Guerre Froide était brièvement marquée d’une part, par un regain de confiance en faveur des institutions internationales et notamment le système des Nations Unies. Ce système est considéré comme un outil principal de la nouvelle gouvernance mondiale. Dès lors, l’idée de droit d’ingére...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2026
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La fin de la Guerre Froide était brièvement marquée d’une part, par un regain de confiance en faveur des institutions internationales et notamment le système des Nations Unies. Ce système est considéré comme un outil principal de la nouvelle gouvernance mondiale. Dès lors, l’idée de droit d’ingérence s’est construite en opposition avec les principes fondamentaux de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. Le cadre juridique de la non-ingérence, puisque tel est le principe qui sous-tend le droit international, c’est sans doute, ce cadre-là, qui éventuellement n’épuise pas les débats aujourd’hui sur la légalité de l’ingérence. L’absence d’une définition consensuelle de la notion d’ingérence conduit à une étude interprétative au cas par cas. En effet, les premières notions de droit d’ingérence sont apparues au début du XVIIéme siècle, quand elles furent évoquées par Hugo GROTIUS dans De jure belli ac pacis. Depuis sa création en 1945 et a contrario, la Charte de l’Organisation des Nations Unies pose le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat. L’idée du « nouvel ordre mondial », prônée au début des années 1990 impliquait celle d’une reconnaissance de l’ONU, et en particulier, des prescriptions de sa Charte en matière de sécurité et d’emploi de la force. Les désaccords sur la légitimité et sur l’avenir du système international n’en subsistent pas moins entre monde bipolaire et multipolaire, entre action unilatérale et multilatérale, entre égalité intérêts nationaux et destin commun. On se pose légitiment la question de savoir si les valeurs véhiculées par l’Occident sont universelles ? Lesdites valeurs peuvent-elles être imposées à tous ? D’autant plus que le « droit d’ingérence » en lui-même, demeure controversé. |
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