Le droit international de l’environnement face à l’urgence climatique en Afrique : entre impératifs de justice et défis de mise en œuvre

L’Afrique, bien que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, est parmi les régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Ce déséquilibre met en lumière un impératif de justice climatique, qui soulève des enjeux d’équité, de responsabilité et de solidarité internationale. D...

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Hlavní autor: Bolla, Narcisse
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2026
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:L’Afrique, bien que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, est parmi les régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Ce déséquilibre met en lumière un impératif de justice climatique, qui soulève des enjeux d’équité, de responsabilité et de solidarité internationale. Deux approches de cette justice sont distinguées : la justice corrective (revendiquée par les pays du Sud) et la justice distributive (portée par les pays du Nord), toutes deux ancrées dans le droit international de l’environnement. Malgré le développement d’un corpus juridique international solide, notamment avec la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992 et l’Accord de Paris de 2015, les efforts restent insuffisants pour répondre à l’urgence climatique. La prolifération des normes ne garantit pas leur efficacité, surtout en Afrique, où des obstacles structurels, institutionnels et économiques entravent leur mise en œuvre. Cela suscite donc une interrogation quant à la capacité du droit international de l’environnement à répondre efficacement à l’exigence de justice climatique en Afrique. Il y a lieu de relever qu’une meilleure mise en œuvre appelle une coopération internationale renforcée et à des échanges plus équitables entre le Nord et le Sud afin de concrétiser une gouvernance climatique plus juste et efficace. Le droit international peut jouer un rôle central, à condition qu’il s’accompagne d’une volonté politique réelle et de moyens adaptés au contexte africain.