De l’alliance au mariage en Afrique au Sud du Sahara : cas des peuples du Golfe de guinée

Deux césures remarquables marquent la différence entre l’Afrique pré-coloniale et l’Afrique coloniale ; d’un côté l’alliance comme union d’au moins quatre (4) communautés et le mariage symbolisant le contrat par lequel deux futurs époux échangent leur consentement devant l’Officier d’état civil e...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Josse, Léon
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Deux césures remarquables marquent la différence entre l’Afrique pré-coloniale et l’Afrique coloniale ; d’un côté l’alliance comme union d’au moins quatre (4) communautés et le mariage symbolisant le contrat par lequel deux futurs époux échangent leur consentement devant l’Officier d’état civil en vue de vivre une vie commune de fidélité, de cohabitation commune, de secours et d’assistance. La temporalité de l’alliance s’est prolongée dans le temps avant d’être interrompue par la colonisation à partir de 1830 et par les décrets successifs qui ont eu pour objectif de mettre sous coupe réglée la vie des indigènes. En dépit de normes coloniales imposées aux colonies, la résistance farouche des indigènes ne s’est pas fait attendre. A l’avènement des indépendances, l’alliance a perdu de sa superbe et se trouve substituée par la notion du mariage qui loin de constituer un havre de paix apparaît comme un îlot de danger mélangeant égalité des époux, égalité parentale, parité, approche genre, représentative de la femme sous la coupole occidentale. A quand le retour aux us et coutumes positives en Afrique ?