La face inappropriable de la Terre. Une autre façon d’instituer le rapport au sol et aux choses (Afrique de l’ouest)
Une privatisation et une concentration sans précédent des terres arables de la planète touche l’Afrique subsaharienne de plein fouet. L’une des solutions proposées pour tenter, sinon de mettre un frein à cette ruée verte, du moins d’en pallier les conséquences néfastes qu’elle ne manque pas d’entraî...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Une privatisation et une concentration sans précédent des terres arables de la planète touche l’Afrique subsaharienne de plein fouet. L’une des solutions proposées pour tenter, sinon de mettre un frein à cette ruée verte, du moins d’en pallier les conséquences néfastes qu’elle ne manque pas d’entraîner sur les populations ainsi dépossédées de leurs modes d’existence, est d’intensifier l’implantation du droit de propriété privée foncière en cette partie du monde. Cette proposition ne manque pas d’être paradoxale alors même que l’idéologie propriétaire fait l’objet d’une analyse critique de plus en plus acérée au Nord, en ce qu’elle est, précisément, au cœur de la privatisation actuelle des moyens de subsistance d’une partie de l’humanité. Il est urgent de reconnaître l’intelligence des systèmes de pensée de ces sociétés délogées pour des enjeux qui ne sont pas les leurs, et d’en tirer les leçons qui s’imposent. Depuis notre poste d’observation auprès de sociétés d’agriculteurs sédentaires du Burkina Faso, il s’agira de montrer qu’en accordant à la notion d’inappropriable une place centrale dans les montages rituels qui instituent le rapport au sol et aux choses, ces sociétés réaffirment et préservent la relation d’imbrication de l’homme et du monde. Elles rappellent que la Terre n’est pas seulement ce qui fournit à l’homme les éléments de sa survie, mais qu’elle est aussi ces lieux qui l’abritent, les paysages qu’il parle ou compose, mais aussi, encore plus fondamentalement, ce qui le définit dans sa corporéité même. |
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