Le Parc national de forêts
Le Parc national de forêts, onzième parc national français, a été créé par le décret du 6 novembre 2019. À cheval sur le nord du département de la Côte d’Or et le sud de la Haute-Marne, il occupe dans le plateau de Langres 241 000 hectares dont 56 746 ha pour le cœur. La richesse de son patrimoine n...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le Parc national de forêts, onzième parc national français, a été créé par le décret du 6 novembre 2019. À cheval sur le nord du département de la Côte d’Or et le sud de la Haute-Marne, il occupe dans le plateau de Langres 241 000 hectares dont 56 746 ha pour le cœur. La richesse de son patrimoine naturel formé de vastes forêts de feuillus qui accueillent une flore intéressante, des mammifères comme le Chat forestier et une guilde de grands ongulés (cerf, chevreuil, sanglier), ainsi que des oiseaux non moins remarquables – Cigogne noire, Aigle botté, Autour, Chouette de Tengmalm entre autres – justifie pleinement son existence. Il peut également se prévaloir d’un riche patrimoine culturel, avec plusieurs abbayes et commanderies et un patrimoine proto-industriel lié à l’exploitation ancienne de la forêt.Si le régime de protection dans le cœur est de type classique, le nouveau parc se caractérise aussi par deux traits qui alimentent la controverse. La chasse, en premier lieu, y compris la chasse à courre ( sic) y est autorisée dans le cœur, sans exception même pour la réserve intégrale où les ongulés peuvent faire l’objet de mesures dites de régulation. Dans la réserve, ensuite, qui occupera 3 100 hectares de la forêt de Châteauvillain – Arc-en-Barrois, laissée en « libre évolution », la place faite au tourisme – tourisme scientifique certes – est aussi un motif d’inquiétude, peu conforme en tout cas au concept même de réserve intégrale.Au total, l’intérêt de la création d’un parc national se trouve donc fortement altéré. On regrettera, au surplus, que ce « parc à la française », très proche de celui des Cévennes (1970…) et matériellement, d’un parc naturel régional, ait manqué l’occasion d’instituer sur un territoire significatif, une protection plus audacieuse, conforme à la demande contemporaine de nature sauvage. |
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