Le principe de solidarité écologique ou l’irruption de la science dans le droit

Le constat d’altération sans précédent de la biodiversité dans un contexte d’anthropisation continue de la planète a conduit la loi du 8 août 2016 relative à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages à se fixer un objectif ambitieux : sauvegarder le vivant, la biodiversité dans...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Rousso, Anny
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2019
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le constat d’altération sans précédent de la biodiversité dans un contexte d’anthropisation continue de la planète a conduit la loi du 8 août 2016 relative à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages à se fixer un objectif ambitieux : sauvegarder le vivant, la biodiversité dans toutes ses composantes. Pour cela, elle a dû, entre autres, renouveler les principes d’action qui doivent permettre sa préservation ou sa restauration, et même en « créer » ou en reconnaître de nouveaux.Il en est ainsi du principe de solidarité écologique, proposant une vision dynamique de la biodiversité mise en évidence par les recherches et les travaux de scientifiques, soulignant l’importance des interactions et interdépendances entre protection de la nature et activités humaines. Reconnu comme principe général du droit de l’environnement, mais aussi par sa formulation dans le Code de l’environnement, il a vocation à être territorialisé, donc à devenir effectif.L’intérêt de ce principe éthique va certainement au-delà de son applicabilité car il devrait permettre de dépasser la confrontation entre droits de l’Homme et droits de la nature, de concilier approche anthropocentrée et écocentrée dans un souci de « continuité de l’existence de l’humanité ».