Les essais nucléaires français et la rupture des relations franco-péruviennes (1973-1975).

Si l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont été les principaux opposants à la réalisation des essais nucléaires français dans le Pacifique, les protestations sont également venues des pays latino-américains, en particulier du Pérou. Le gouvernement du général Juan Velasco Alvarado prend la tête de la...

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Päätekijä: Trouvé, Matthieu
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2023
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Si l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont été les principaux opposants à la réalisation des essais nucléaires français dans le Pacifique, les protestations sont également venues des pays latino-américains, en particulier du Pérou. Le gouvernement du général Juan Velasco Alvarado prend la tête de la campagne anti-nucléaire en Amérique du Sud et rompt ses relations avec la France en juillet 1973. Mais cette rupture (jusqu’en 1975) a surtout une portée politique et diplomatique, Lima maintenant ses relations économiques et commerciales avec Paris et ne parvenant pas à entraîner dans son sillage d’autres nations latino-américaines. L’opposition péruvienne aux essais français a contribué à renforcer la dimension anticolonialiste et tiers-mondiste de la contestation nucléaire. Enfin, cette crise illustre les difficultés pour la France de mener sa politique nucléaire dans le Pacifique tout en préservant son influence auprès des pays d’Amérique latine.