Conclusion
Notre contribution vise à présenter la première décennie de l’existence d’un groupe patronal américano-nippo-européen encore méconnu par l’historiographie contemporaine, portant le nom de « Caux Round Table » (CRT). Se réunissant annuellement dès 1986 en Suisse, sur les hauteurs de Montreux dans le...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2020
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Notre contribution vise à présenter la première décennie de l’existence d’un groupe patronal américano-nippo-européen encore méconnu par l’historiographie contemporaine, portant le nom de « Caux Round Table » (CRT). Se réunissant annuellement dès 1986 en Suisse, sur les hauteurs de Montreux dans le Caux-Palace, celui-ci rassemble des dirigeants d’entreprise à l’initiative de Frederik Jacques Philips, Olivier Giscard d’Estaing et Ryuzaburo Kaku. L’article présente le contexte des conférences industrielles qui précèdent les CRT avant de traiter de leur réseau, composé majoritairement de patrons de multinationales du secteur secondaire, pour la plupart actifs dans les milieux chrétiens à titre privé. Est ensuite abordée la concrétisation de ces discours dans l’espace public sous la forme d’un guide de management éthique en 1994. Nous lions la définition du « capitalisme moral » des CRT à celle de la chevalerie économique d’Alfred Marshall. Enfin, nous soulignons l’importance qu’il y a à prendre en compte la sociabilité religieuse des élites dans l’analyse de réseaux transnationaux, cette approche permettant d’appréhender dans toute sa complexité tant le profil des acteurs et leurs motivations parfois paradoxales, mais également l’origine, la nature et l’ampleur de leur collaboration. |
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