D’Al Qaïda à l’État islamique : acteurs non-étatiques mondialisés et  évolution de la violence politique post-moderne

L’« auto-capacitation » des nouveaux groupes armés non-étatiques desserre la dimension spatiale des relations internationales. Ces acteurs émergents consacrent notamment la transnationalisation grandissante du Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’avènement de l’organisation de l’État islamique (EI) s...

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Päätekijä: Mohamedou, Mohammad-Mahmoud Ould
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2017
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Yhteenveto:L’« auto-capacitation » des nouveaux groupes armés non-étatiques desserre la dimension spatiale des relations internationales. Ces acteurs émergents consacrent notamment la transnationalisation grandissante du Moyen-Orient. Dans ce contexte, l’avènement de l’organisation de l’État islamique (EI) s’inscrit dans un parcours de violence transnationale plus vaste, entamé plus tôt par une autre organisation, Al Qaïda. Les micro-récits relatifs à ces deux groupes centrés sur leurs leaders et leur religiosité théâtralisée ont néanmoins occulté les enseignements plus larges qu’il faut en tirer sur l’histoire de la violence politique. L’EI, comme Al Qaïda, souffre d’un déficit analytique et d’une absence de conceptualisation. Les sciences sociales, généralement, et les relations internationales, plus précisément, ont, pour l’heure, été incapables de cerner la nature des importantes transformations systémiques – la militarisation de l’islamisme, l’indigénisation du transnationalisme et l’entreprenariat de violence post-moderne – introduites par ces deux groupes. Confinées à des approches sécuritaires, informées de façon culturaliste et distillées sur un mode médiatique, les analyses de ces nouvelles formes de violences dénotent un déficit conceptuel. Le terrorisme est aujourd’hui avant tout révélateur d’un « moment historique » de ces mutations de la contestation, dont l’essor a lieu sur l’arrière-plan d’une modernisation rapide et mondialisée.