Nicolas Badalassi, En finir avec la Guerre froide. La France, l’Europe et le processus d’Helsinki, 1965-1975, Presses Universitaires de Rennes, 2014, 442 p.

La Guerre froide ne s’est pas exprimée de manière homogène sur l’ensemble de la planète. Si certains pays du Tiers monde semblent émerger sur la scène internationale après la conférence de Bandoeng (1955), l’insertion définitive de l’Amérique latine dans la logique Est-Ouest ne survient qu’après l...

Popoln opis

Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: de Rougé, Guillaume
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2017
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:La Guerre froide ne s’est pas exprimée de manière homogène sur l’ensemble de la planète. Si certains pays du Tiers monde semblent émerger sur la scène internationale après la conférence de Bandoeng (1955), l’insertion définitive de l’Amérique latine dans la logique Est-Ouest ne survient qu’après la révolution cubaine. L’OTAN réagit au virage à gauche du régime castriste et met en place en 1961 un groupe d’experts destiné à évaluer la situation latino-américaine. Les rapports biannuels de ce comité montrent que l’action de La Havane ainsi que la présence croissante de l’URSS et de la Chine inquiètent profondément les autorités. Les craintes envers Cuba entraînent aussi un intérêt spécial à l’égard d’autres pays, notamment le Chili, où le pouvoir instaure un projet « marxiste démocratique » en 1970. Loin de créer un consensus, ces questions font l’objet de débats et reflètent les divergences stratégiques des pays occidentaux – notamment le Royaume-Uni et la Belgique – qui ne partagent pas toujours la ligne dure de Washington.