« La fin des chasses gardées » : l’Alliance atlantique et la « guerre froide latino-américaine » (1959-1973)

La Guerre froide ne s’est pas exprimée de manière homogène sur l’ensemble de la planète. Si certains pays du Tiers monde semblent émerger sur la scène internationale après la conférence de Bandoeng (1955), l’insertion définitive de l’Amérique latine dans la logique Est-Ouest ne survient qu’après l...

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書誌詳細
第一著者: Pedemonte, Rafael
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La Guerre froide ne s’est pas exprimée de manière homogène sur l’ensemble de la planète. Si certains pays du Tiers monde semblent émerger sur la scène internationale après la conférence de Bandoeng (1955), l’insertion définitive de l’Amérique latine dans la logique Est-Ouest ne survient qu’après la révolution cubaine. L’OTAN réagit au virage à gauche du régime castriste et met en place en 1961 un groupe d’experts destiné à évaluer la situation latino-américaine. Les rapports biannuels de ce comité montrent que l’action de La Havane ainsi que la présence croissante de l’URSS et de la Chine inquiètent profondément les autorités. Les craintes envers Cuba entraînent aussi un intérêt spécial à l’égard d’autres pays, notamment le Chili, où le pouvoir instaure un projet « marxiste démocratique » en 1970. Loin de créer un consensus, ces questions font l’objet de débats et reflètent les divergences stratégiques des pays occidentaux – notamment le Royaume-Uni et la Belgique – qui ne partagent pas toujours la ligne dure de Washington.