La circulation des opéras en Europe au xixe siècle
Une certaine vulgate oppose en général le cosmopolitisme d’un premier xixe siècle à un nationalisme plus exclusif du second xixe siècle. Ces deux mouvements existent incontestablement mais ils cohabitent en permanence et se nourrissent réciproquement. La première partie du xixe siècle est marquée...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
|---|---|
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2014
|
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Une certaine vulgate oppose en général le cosmopolitisme d’un premier xixe siècle à un nationalisme plus exclusif du second xixe siècle. Ces deux mouvements existent incontestablement mais ils cohabitent en permanence et se nourrissent réciproquement. La première partie du xixe siècle est marquée par un condominium franco-italien peu à peu contesté par l’apparition de nouveaux opéras nationaux. Mais ceux-ci, allemands et russes principalement, ne s’imposent que lentement hors de leurs sphères linguistiques respectives à la fin du xixe siècle. C’est pourquoi on pourrait parler aussi bien d’une européanisation fin-de-siècle qu’à l’inverse, d’une fermeture linguistique exclusiviste dans le premier xixe siècle. En même temps, l’opéra européen s’exporte plus largement dans de nouveaux pays, qu’ils soient en Europe, stricto sensu, ou de plus en plus hors d’Europe. À la veille de la guerre toutefois, le basculement sud/nord n’est que partiel, le rééquilibrage est/ouest à peine entamé, tandis que les mondes anglophone et hispanophone restent des continents lyriques à part, tournés vers leurs empires linguistiques respectifs et moins européens que jamais. |
|---|