Introduction
RésuméLa Révolution orange de 2004 marqua en Ukraine un tournant nationaliste dans le domaine mémoriel, résultant en une exacerbation de la thématique du Holodomor, grande famine de 1932-1933, définie comme « génocide du peuple ukrainien ». Cet article examine la réaction russe à cette politique de...
Tallennettuna:
| Päätekijät: | , , |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2013
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | RésuméLa Révolution orange de 2004 marqua en Ukraine un tournant nationaliste dans le domaine mémoriel, résultant en une exacerbation de la thématique du Holodomor, grande famine de 1932-1933, définie comme « génocide du peuple ukrainien ». Cet article examine la réaction russe à cette politique de mémoire et la « guerre des mémoires » qui se joua en 2008, du fait de l’offensive diplomatique de Kiev visant à obtenir la reconnaissance du Holodomor en tant que génocide sur la scène internationale. L’hypothèse présentée ici est que ce conflit reflète un affrontement entre deux conceptions identitaires incompatibles : d’une part, l’affirmation par Iouchtchenko d’une identité ukrainienne tournée vers l’Europe et détachée de son héritage soviétique et slave oriental ; d’autre part, une identité russe prônée par Poutine, reprenant largement l’héritage mémoriel soviétique et insistant sur la proximité culturelle des deux « peuples frères ». |
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