Du « nouvel atlantisme » à l’alliance lite. Les États-Unis et l’Europe depuis la fin de la guerre froide
L’article cherche à cerner l’impact de la fin de la guerre froide sur la politique américaine à l’égard de l’Alliance atlantique. Il souligne pour commencer le glissement de l’enthousiasme initial de l’Administration Bush père (symbolisé par le célèbre appel à un « nouvel atlantisme ») à une sorte d...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2004
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | L’article cherche à cerner l’impact de la fin de la guerre froide sur la politique américaine à l’égard de l’Alliance atlantique. Il souligne pour commencer le glissement de l’enthousiasme initial de l’Administration Bush père (symbolisé par le célèbre appel à un « nouvel atlantisme ») à une sorte de désaffection condescendante débouchant sur une vision d’une alliance lite, reflet du recul de l’Europe dans la hiérarchie des enjeux stratégiques des États-Unis. Il analyse les efforts que les Américains ont déployés à la fois pour préserver la primauté d’une Alliance où ils avaient toujours joui d’une situation privilégiée et pour y perpétuer leur leadership alors que sa justification historique, leur présence et leur rôle militaire, s’érodaient. Enfin, il montre comment, au cours des années étudiées, les rapports de force ont fini par se renverser au détriment de ceux qui, aux États-Unis, voyaient dans la préservation d’un consensus entre les alliés un gage de légitimité et de crédibilité et au profit de ceux qui avaient surtout tendance à percevoir dans l’Alliance un boulet obérant l’exercice de la puissance sans égale dont l’Amérique disposait. |
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