La préservation de la nature est-elle (néo)coloniale ? L’invention des parcs nationaux en Afrique

Alors qu’en Europe, les institutions internationales de conservation de la nature cherchent à résoudre la crise écologique en soutenant les populations des territoires concernés, elles s’efforcent en Afrique de naturaliser les lieux en les déshumanisant. Les agriculteurs et les bergers qui vivent da...

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Auteur principal: Blanc, Guillaume
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Alors qu’en Europe, les institutions internationales de conservation de la nature cherchent à résoudre la crise écologique en soutenant les populations des territoires concernés, elles s’efforcent en Afrique de naturaliser les lieux en les déshumanisant. Les agriculteurs et les bergers qui vivent dans les parcs nationaux africains sont pénalisés, expulsés, voire emprisonnés pour occuper ces espaces, au nom de la protection de la nature. Né de l’époque coloniale, le mythe de l’Éden africain continue ainsi d’alimenter la conception d’une Afrique naturelle mais dénaturée par les Africains. Justifiant l’intervention de l’expertise occidentale, il fait l’impasse sur la véritable cause de la destruction de la nature : un mode de vie fondé sur l’exploitation massive des ressources, émanant d’abord, hier comme aujourd’hui, de l’Occident.