L’application de la responsabilité de protéger en Libye : retour à la case départ ?

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la doctrine de l’intervention humanitaire a fait l’objet d’un débat permanent au sein des Nations unies, des États, de la communauté des chercheurs et de la société civile. Au cœur de cette controverse, la tension entre deux principes fondamentaux du droi...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Ben Lamma, Mohammed Faraj
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2016
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الملخص:Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la doctrine de l’intervention humanitaire a fait l’objet d’un débat permanent au sein des Nations unies, des États, de la communauté des chercheurs et de la société civile. Au cœur de cette controverse, la tension entre deux principes fondamentaux du droit international : d’une part, l’interdiction de l’usage de la force ; d’autre part, l’obligation de respecter et de protéger les droits de l’homme. Dix ans après la publication par la CIISE d’un important rapport sur la responsabilité de protéger (R2P) et six ans après son entrée dans le champ juridique international, la R2P a connu une application concrète : à l’occasion de la crise libyenne, la résolution 1973 du Conseil de sécurité du 17 mars 2011 y fait expressément référence. Cet article vise à répondre à la question suivante : l’intervention militaire de l’ONU conduite par l’OTAN en Libye représente-t-elle un progrès ou un recul pour la responsabilité de protéger ?