Le Rwanda et la République démocratique du Congo
Déjà dans les années 1930, l’argument du « trop plein – trop vide » a servi à justifier l’envoi de Rwandais en terres congolaises. Il en a résulté l’enracinement d’une minorité d’origine rwandophone en terres des Kivus, prétexte pour des incursions au motif sécuritaire. Les métastases du génocide rw...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2014
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Déjà dans les années 1930, l’argument du « trop plein – trop vide » a servi à justifier l’envoi de Rwandais en terres congolaises. Il en a résulté l’enracinement d’une minorité d’origine rwandophone en terres des Kivus, prétexte pour des incursions au motif sécuritaire. Les métastases du génocide rwandais se firent longtemps sentir. Les conséquences, humaines comme économiques, ont été terribles pour la République démocratique du Congo. Le contrôle des mines et des circuits de sortie a été, pour le Rwanda, une manière de continuer la guerre sous une autre forme et de créer une base d’accumulation du capital pour un pays sans ressources naturelles et enclavé. À présent, le Rwanda de Paul Kagamé, fort de ses réussites économiques, peut s’émanciper de ses deux rentes constitutives, celle de l’aide étrangère fondée sur la compassion et celle du secteur minier fondée sur l’exploitation du voisin. |
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