Le Chili du président Lagos : de l'isolement imposé au volontarisme extérieur
Le Chili a occupé, pendant plus de vingt ans, une place paradoxale dans les relations et les médias internationaux, celle d’un État repoussoir, dont l’isolement a été volontairement mis en évidence, pour des raisons morales. Le retour des libertés, difficilement négocié, a laissé des scories autorit...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2001
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le Chili a occupé, pendant plus de vingt ans, une place paradoxale dans les relations et les médias internationaux, celle d’un État repoussoir, dont l’isolement a été volontairement mis en évidence, pour des raisons morales. Le retour des libertés, difficilement négocié, a laissé des scories autoritaires cohabiter avec les institutions démocratiques. Dix ans après les premières élections, le Chili était toujours un pays paria, montré du doigt au travers du général Pinochet par la communauté occidentale. En quelques mois, le président élu en 1999, Ricardo Lagos, en mettant en examen Augusto Pinochet, a rendu sa dignité internationale au Chili. Récupérant par ricochet la pleine reconnaissance de sa souveraineté, le Chili d’aujourd’hui, sous l’impulsion du nouveau chef de l’État, affirme une identité extérieure, commerciale pour l’essentiel, qui a fait grincer bien des dents, du Brésil à l’Union européenne. Ce volontarisme reste fragile, soumis aux aléas d’élections difficiles au mois de décembre 2001. |
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