Les ambiguïtés des politiques conduites par les États pour lutter contre les activités financières illicites

La libéralisation des mouvements de capitaux et l’internationalisation du commerce se sont accompagnées d’une mutation des activités financières illicites, qui ont vu leurs profits et leur rapidité s’accroître, tandis que leurs débouchés s’élargissaient. Face à leurs opinions publiques et dans le bu...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Darne, Jacky
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2001
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الوصف
الملخص:La libéralisation des mouvements de capitaux et l’internationalisation du commerce se sont accompagnées d’une mutation des activités financières illicites, qui ont vu leurs profits et leur rapidité s’accroître, tandis que leurs débouchés s’élargissaient. Face à leurs opinions publiques et dans le but déclaré de lutter efficacement contre ces pratiques, les États ont été contraints de mettre en place, dans le cadre des organisations internationales, des systèmes de surveillance et des codes de conduite. Mais ces dispositions de lutte contre l’argent sale ont été souvent prises de mauvais gré et de façon totalement hypocrite : les États les plus puissants voient dans ces engagements des désavantages dont risquent de profiter leurs concurrents pour conquérir des marchés en dissimulant plus habilement les pratiques habituelles de corruption, alors que les États blanchisseurs ou criminels trouvent dans les transactions illicites une part importante de leurs revenus. Au final, les principales victimes de ces activités sont les populations des États les plus faibles.