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La fin de la guerre froide a favorisé, d’une part, l’apparition de pseudo-États au sein desquels s’est institutionnalisée la corruption du politique par l’argent des narcotrafics. Elle a permis, d’autre part, le déclenchement de nouveaux conflits locaux et la mutation d’anciennes luttes en des guéri...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2001
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | La fin de la guerre froide a favorisé, d’une part, l’apparition de pseudo-États au sein desquels s’est institutionnalisée la corruption du politique par l’argent des narcotrafics. Elle a permis, d’autre part, le déclenchement de nouveaux conflits locaux et la mutation d’anciennes luttes en des guérillas sans idéologies aux ressorts mafieux. Leurs protagonistes, ne recevant plus de subsides de l’un des deux blocs, ont dû chercher des sources de financement dans des activités illégales, au premier rang desquelles, le trafic de drogue. De la Colombie à l’Afghanistan en passant par l’Angola ou le Kosovo, la drogue est un des éléments de la prolongation des conflits. Enfin la lutte contre les drogues est brouillée par les intérêts géopolitiques des États, au premier rang desquels les États-Unis, qui y voient le moyen de conserver leur contrôle sur le pré carré latino-américain. Par ailleurs, l’argument de la lutte antidrogue est utilisé par beaucoup d’États pour discréditer leurs ennemis, tandis que la complaisance est de mise à l’égard de leurs alliés ou de leurs clients. |
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