Une modernité alternative : penser le développement dans l'Afrique du Sud post-apartheid
Le présent article examine la notion de modernité « alternative », souvent invoquée par les gouvernements et les acteurs politiques locaux pour affirmer qu’ils gardent le contrôle de leurs ressources intellectuelles et techniques face aux pressions de la mondialisation. À partir de l’exemple de l’Af...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2013
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le présent article examine la notion de modernité « alternative », souvent invoquée par les gouvernements et les acteurs politiques locaux pour affirmer qu’ils gardent le contrôle de leurs ressources intellectuelles et techniques face aux pressions de la mondialisation. À partir de l’exemple de l’Afrique du Sud post-apartheid, l’auteur analyse certains aspects des politiques économiques et sociales de ce pays pour examiner ce qu’elles nous apprennent de la signification qu’il faut donner aux notions de savoir local et savoir global et des rapports entre les deux. L’Afrique du Sud post-apartheid a choisi de s’inscrire résolument dans la mouvance des courants socioéconomiques planétaires, dans la mesure où sa politique exprime une adhésion sans réserve aux objectifs conventionnels du développement, de la modernisation, et de la croissance économique. En même temps, elle s’efforce de replacer et de réaliser ces objectifs dans un contexte national de transition sociale et politique tout en transformant les relations de pouvoir existantes. En tant que parti au pouvoir, l’ anc défend pour sa part une conception du développement qu’on pourrait qualifier d’« alternative », qui met en exergue la notion de compétences locales ou africaines. Dans la réalité, il semblerait que l’on se préoccupe moins du contenu ou de l’origine des connaissances mises en œuvre que de savoir qui les contrôle et les applique. L’essentiel, autrement dit, c’est la liberté de décider à quelles compétences faire appel et comment les utiliser. Le fait de savoir dans quelle mesure ces compétences sont vraiment enracinées dans le contexte local ou africain passe tout à fait au second plan. Une telle approche restreint la portée de ce qui voudrait être une alternative à la conception dominante du développement. |
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