L'évolution des modes de participation à Porto Alegre

Les auteurs de cet article essaient de comprendre les capacités d’émancipation locales en examinant les possibilités de développement de mouvements politiques progressistes au niveau local. Ils appliquent à la gouvernance urbaine une méthode d’analyse qui tient compte des processus, des contextes et...

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Auteurs principaux: Leubolt, Bernhard, Novy, Andreas, Becker, Joachim
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les auteurs de cet article essaient de comprendre les capacités d’émancipation locales en examinant les possibilités de développement de mouvements politiques progressistes au niveau local. Ils appliquent à la gouvernance urbaine une méthode d’analyse qui tient compte des processus, des contextes et des niveaux, pour étudier la gouvernance participative pratiquée à Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul, l’État le plus méridional du Brésil. Le système des budgets participatifs de Porto Alegre fournit un modèle internationalement reconnu de meilleure pratique en matière de gouvernance urbaine. On le considère depuis quelques années comme un modèle à suivre en matière de gouvernance participative en faveur des pauvres. Il a été adopté par un grand nombre d’autres villes et d’organisations internationales. Les auteurs de l’article accordent une attention particulière à des transformations récentes qui marquent selon eux le passage d’un projet de démocratisation radicale à un modèle de gouvernance consensuelle. Liée aux gouvernements dirigés par le Partido dos Trabalhadores (1989-2004), la première de ces conceptions se présentait comme un projet de transformation sociale dans lequel les conflits se résolvaient ouvertement et démocratiquement, et qui traitait le niveau local comme un espace d’expérimentation de projets politiques qu’on pouvait étendre ensuite à des niveaux supérieurs. Son application a conduit à des progrès remarquables sur le plan social. La seconde conception, appliquée par le nouveau maire après 2005, se rattache plus étroitement au courant dominant de la « bonne gouvernance » dans la mesure où elle privilégie les arrangements, le consensus et les partenariats entre les secteurs public et privé.