Policiers et militaires de l'apartheid

RésuméÀ l’image d’une majorité de Blancs sud-africains, les militaires et les policiers qui ont servi sous l’apartheid admettent que la démocratie non raciale est un système plus légitime que le système d’apartheid. Comment rendre compte de sa participation à la guerre ou à la répression lorsqu’on c...

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Auteur principal: Bucaille, Lætitia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméÀ l’image d’une majorité de Blancs sud-africains, les militaires et les policiers qui ont servi sous l’apartheid admettent que la démocratie non raciale est un système plus légitime que le système d’apartheid. Comment rendre compte de sa participation à la guerre ou à la répression lorsqu’on cherche à se désolidariser d’un régime décrit comme injuste et oppressant pour les Noirs ? En cherchant à se démarquer du système, les anciens militaires tentent d’évacuer toute question quant à leur responsabilité individuelle. Du fait de cette distanciation, l’énonciation d’une identité collective est malaisée. Pour autant, militaires et policiers ne renoncent pas à tirer une fierté des combats qu’ils ont menés. Afin de conserver l’estime d’eux-mêmes, ils tentent de concilier des positions contradictoires, plaidant non coupable quant à l’apartheid et s’attribuant du mérite pour avoir participé à la guerre entreprise par les responsables du régime. Le tour de force consiste à assumer un conflit auquel on a participé tout en le dissociant de sa portée idéologique. Aussi, le discours est profondément ambivalent, il allie des analyses conservatrices, ou même réactionnaires, à une acceptation du nouveau système et à une adhésion aux valeurs véhiculées par la nouvelle démocratie, voire à une appropriation du miracle sud-africain.