Le saut de la foi : réflexions sur les pratiques laïcistes et les doctrines politiques progressistes

RésuméL’attitude politique incarnée par le Forum social mondial ( fsm) promeut la diversité et cultive un substrat où différents mouvements peuvent se greffer et prospérer. Cet article s’interroge sur un vocabulaire, une grammaire et une culture du politique particuliers, mis en évidence lors du fs...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Daulatzai, Anila
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2004
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésuméL’attitude politique incarnée par le Forum social mondial ( fsm) promeut la diversité et cultive un substrat où différents mouvements peuvent se greffer et prospérer. Cet article s’interroge sur un vocabulaire, une grammaire et une culture du politique particuliers, mis en évidence lors du fsm de Bombay. On se demande si l’espace politique du Forum, qui se définit comme ouvert, démocratique et tolérant, doit nécessairement être laïc ou si, au contraire, en réduisant les possibilités de formuler des critiques anti-impérialistes et en excluant de la sorte des formes valides de désaccord, un affect politique laïciste n’en restreint pas les potentialités. Ce texte soutient qu’en raison de ses tendances à l’exclusion et à la limitation, une culture laïciste de la politique peut constituer une entrave pour un phénomène émergent et grandissant. Sur le fondement d’une critique de la politique des affects, on montrera que l’impératif d’une politique de résistance détachée des convictions religieuses ne parviendra pas à satisfaire les besoins de la grande majorité des habitants de la planète, et continuera à favoriser le développement d’alternatives plus fondamentalistes et plus violentes. A partir des travaux de Connolly, Deleuze et Guattari et Ramadan, cet article critique l’espace privilégié dont bénéficie le laïcisme. Il propose une discussion sur la manière dont on pourrait envisager une éthique politique qui n’exclue pas les croyants, mais permette la formulation de nouveaux modèles de pluralisme politique.