Anthropologie de la violence extrême : le crime de profanation
RésuméLe propos est ici de poser la question de la spécificité ou non du crime de cruauté, ou crime de profanation, au sein des formes possibles de violences politiques. Ce sont les témoignages des rescapés victimes de la purification ethnique en ex-Yougoslavie (sur lesquels nous avons travaillé) q...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2002
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméLe propos est ici de poser la question de la spécificité ou non du crime de cruauté, ou crime de profanation, au sein des formes possibles de violences politiques. Ce sont les témoignages des rescapés victimes de la purification ethnique en ex-Yougoslavie (sur lesquels nous avons travaillé) qui nous ont conduits à ce questionnement. Les crimes « cruels » semblent relever d’une strate non historique et politique de signification, ils tapissent la trame ordinaire des faits « divers » en temps de paix, et semblent éloignés de toute signification historique. Il s’agit donc de poser le problème d’une différence anthropologique entre deux gestes violents, ou deux sens possibles d’un même geste de violence, saisies dans leur situation concrète. À cette fin, la lecture de textes classiques est d’une grande utilité pour l’ethnologue des crimes de profanation qui tente d’apporter un complément à la définition juridique du crime contre l’humanité. Ainsi en est-il de certains écrits de Chateaubriand. |
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