La violence fondamentaliste : violence politique et religion politique dans le conflit moderne
RésuméIl y a dans les « religions politiques » modernes davantage qu’un rituel politique et une sémantique religieuse comme on le pense d’ordinaire du national-socialisme et d’autres régimes totalitaires. Les idéologies et le style politique ont certes de l’importance, mais ce ne sont pas eux qui pe...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméIl y a dans les « religions politiques » modernes davantage qu’un rituel politique et une sémantique religieuse comme on le pense d’ordinaire du national-socialisme et d’autres régimes totalitaires. Les idéologies et le style politique ont certes de l’importance, mais ce ne sont pas eux qui permettent de savoir comment on est parvenu à une « certitude définitive » quant à la mission ultime. La terreur inspirée par les « furies » révolutionnaires et le « sacrifice » exigé par le renouveau national offrent une voie de réalisation historique à la proposition selon laquelle dans le monde moderne ce n’est pas la violence qui est dans la religion mais la religion qui est dans la violence. La violence fondamentaliste, depuis la Shoah jusqu’aux attaques du 11 septembre 2001, doit donc être considérée comme la pierre de touche d’une économie du sacré dans un monde désenchanté. Ainsi, la « moralité de la violence » (Sorel) rejaillit sur les actes de terrorisme politique et de génocide, non seulement en les légitimant, mais en tant que preuve du caractère transcendant de la violence politique elle-même. |
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